Philosophie

Une philosophie, simplicité, humilité, se rapprocher de la nature, de la terre, du ciel, de l’univers et de sa réelle nature.

Le Taoïsme place l’être humain dans l’ordre naturel, cosmique et universel. Il porte en lui deux concepts importants repris par la médecine chinoise : l’harmonie, et la complémentarité/continuité.

La médecine chinoise vise à maintenir l’harmonie de l’énergie à l’intérieur du corps, ainsi qu’entre le corps et les éléments extérieurs.

Pour moi, cette voie est une réponse à ce monde actuel. Elle nous permet d’être avec simplicité, humilité, dans le respect de l’être et de la nature.

Le Tao est la matrice de l’univers, un flot immense et perpétuel d’énergie dont les mouvements occupent la totalité du cosmos, un torrent impétueux dont les eaux tourbillonnent dans le temps et l’espace, se séparent et fusionnent. Le Tao est le grand tout, il n’a ni origine ni fin, il existe de toute éternité, c’est l’ordre suprême du monde, il pénètre et anime toute chose et tout être, pierres, plantes, animaux, humains, et leur donne une part de son énergie.

Ceux qui suivent le cours du Tao vivent en harmonie avec son ordre et recueillent une énergie puissante, ils sont forts, heureux et vivent longtemps. Ceux qui ne suivent pas l’ordre cosmique vivent mal et meurent prématurément. L’idéogramme du mot Tao représente le mouvement, le pas – le mouvement, accolé avec une tête – le chef – le souverain, d’où émerge l’idée de « chef conduisant la marche », qui amènera à celle de « conduite de la marche », puis à « voie à suivre que trace le chef », qui à son tour deviendra « principe qui dirige », et « conduite à suivre » (pour que tout soit en harmonie). Le terme Tao a été traduit par la « Voie ». Il exprime aussi l’idée de mouvement créatif et évolutif, d’avancée vers, de parcourir. Le Tao nous indique le chemin à suivre, et c’est en plaçant son cœur et son esprit dans la Voie du Tao, c’est-à-dire dans la paix du cœur/esprit, qu’on la trouve.

La pensée Taoïste originelle est née lors de la période post-néolithique (Le néolithique = âge de la pierre polie, 9000/3300 av JC) dans une nébuleuse faite d’inspirations et de rencontres relatées, réelles et légendaires. Les éléments les plus anciens connus remontent à 5000 ans et font référence à des notions acquises antérieurement et à des principes de vie déjà en application, ce qui amène à penser que la source est plus ancienne.

Le Taoïsme originel (la plus ancienne philosophie connue du monde) n’était pas une religion, il était connaissance. La quête de connaissance était dirigée par la recherche de l’équilibre, de l’entente entre les êtres, de la compréhension du langage et de la nature, et par extension, du cosmos.
Ce Taoïsme resta intact et éleva l’antique communauté chinoise à un haut niveau de spiritualité, très profitable à l’individu et à la société. Lao Tseu dans son ouvrage, ou donné comme tel par la tradition, le DAO DE JING ou TAO TE KING, est une forme de taoïsme moral, attaché aux valeurs originelles de l’équilibre, du respect, de la pensée juste et dirigé en faveur d’une rééducation de la société. Lie Tseu et Tchouang Tseu (Zhuang Zhi) lui ont succédé, dans une même idéologie et des buts identiques.

Après des siècles d’harmonie, Huang Di (il y a environ 4500ans, de 2207 à 1558 av JC) a favorisé l’essor d’un Taoïsme qui s’est déformé avec l’adjonction de rites et de lois qui l’ont détourné de ses principes de clarté, de simplicité, d’harmonie et de fraternité. Le pouvoir, la gloire et le profit ont infecté un système sur lequel, jusqu’alors, régnaient l’intelligence et l’équité. Au fur et à mesure, un succédané moraliste de l’idéologie Taoïste originelle a fait route à travers les époques, mêlant les contingences sociales aux croyances en vogue. En plusieurs millénaires, le Taoïsme est passé du statut d’art de vivre en harmonie à celui de philosophie métaphysique puis de religion athée : le Taoïsme actuel n’a plus grand-chose à voir avec le Taoïsme originel.

On retrouve les préceptes Taoïstes dans des domaines aussi variés que la Médecine Chinoise, les pratiques corporelles de santé (Qi-gong, Arts Martiaux), la diététique, le développement personnel (méditation, maîtrise de la respiration et de l’esprit, éducation à la nature), l’architecture, l’urbanisme et les jardins (Feng-Shui), l’écriture (calligraphie), la peinture, l’astronomie et a même été appliqué jusque récemment dans le système gouvernemental et l’art chevaleresque de la guerre.

Bazi = astrologie chinoise. Cela renvoie aux Quatre piliers de la destinée = les quatre composants qui fondent la destinée d’une personne : l’année, le mois, le jour, et l’heure de naissance.

Les quatre piliers peuvent être utilisés pour mieux comprendre soi, les relations et les autres. En soin, c’est un outil indispensable et complémentaire aux diagnostics classique en médecine chinoise. L’ analyse du Ba Zi repose sur un alignement de tranches temporelles par le calendrier chinois.

Chacun des quatre piliers d’une personne se décompose en deux caractères : un pour la Tige Céleste et l’autre pour la Branche Terrestre. Ainsi, à chaque personne est associé « Huit Caractères », qui est la traduction littérale de l’expression chinoise Ba Zi.

Il y a dix Tiges Célestes et douze Branches Terrestres, dont la représentation folklorique sont les douze animaux du zodiaque.

Le Yi Jing est un texte classique chinois, dont le titre peut se traduire par « Livre des mutations », « Classique des changements » ou « Canon des mutations »…

Il s’agit d’un traité de divination, appelé Zhou Yi, dont l’élaboration date du Ier millénaire av. J.-C. Il repose sur 8 trigrammes et 64 hexagrammes, constitués respectivement de 3 et 6 lignes brisées ou continues.  

Art divinatoire, certes, mais essentiel, aussi pour le soin. Se reprocher de l’essence originelle du patient.